23 décembre 2011

On ne cesse de nous matraquer sur les ondes ORTFisées que sans économies drastiques la France va sombrer.

Le « point de salut sans austérité » avait éveillé mes principes de chrétienté, par solidarité.

L’exemplarité m’a fait jauger l’avantage financier entre foie gras et pâté.

Ce type de choix cornélien ne semble en rien affecter les déplacements élyséens.

Où est le problème si notre phénomène donne deux ou trois représentations provinciales par semaines ?

Quitte à partager un peu de la souffrance pérenne de la France qu’il aime.

Le 13 octobre notre pygmalion s’est rendu à Chaumont, voulant procurer du plaisir à son ministre de l’éducation.

262kms en voiture, même blindée, aurait fait perdre un temps précieux au présidentiel tôlier.

Avec un budget annuel (2010) en communication de 133 millions, il va certainement réussir à nous démontrer que l’avion  coûte moins de biftons.

Prendre un Falcon pour atterrir sur l’aérodrome de Chaumont, c’était compter sans la poussée mégalomaniaque du patron.

Se poser à Saint-Dizier, avec Air Sarko One, à 75 kms de la destination, semble assez éloigné d’une frugale décision.

D’autant que cet éloignement volontaire s’est complété par un vol dans un des deux hélicoptères.

Qui l’a déposé, sur l’aérodrome précédemment cité, où une voiture l’attendait.

 Et comme la météo, ce jour là, était mitigée, un carrosse pare-balle fût aussi réquisitionné à Saint-Dizier pour parer à toute éventualité.

Dois-je vous vraiment parler des moyens humains déployés lors de cette coûteuse échappée ?

Rues barrés, ville assiégée, peuple écarté sauf encartés. Le routinier est bien rôdé.

Une manifestante CGT, s’étant essayée à un « casse-toi pauvre con » de contrariété,  attend la date de son procès.

Dans le gymnase d’un lycée de Chaumont, 1000 personnes de droitières opinions profitèrent dune collation agrémentée d’allocution.

Pour un accès discret du résident de l’Elysée à ce lieu communal manquant de praticité,

On construisit, à cette unique effet, un escalier et un chemin goudronné afin d’éviter de côtoyer des badauds non formatés.

Je ne vais pas préciser davantage les faits de peur que vous régurgitiez vos denrées achetées pour les fêtes de fin d’année.

C’est la plume acérée et la ceinture serrée que je vous souhaite de ne point trop avaler les mets et les couleuvres d’ici janvier.

Posté par lionel manssens à 15:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


Comment redonner de l’oxygène à l’économie européenne avec ce nouveau casting qui me fait tant de peine ?

Comment ne pas criser quand je vois quels acteurs arrivent encore à s’imposer d’emblée.

2 anciens de chez Goldman Sachs, qui ont su retomber sur leurs pieds, se retrouvent à des postes clés.

Mario Draghi (président de la BCE) et Mario Monti (successeur de Burlusconi) font, en effet l’objet d’une surprenante amnistie.

L’actualité a aussi bâché ma positivité quand j’ai appris, sidéré, quel  nouveau premier ministre grec émergeait.

Lucas Papadémos a validé, par le passé, des actes pouvant nous faire douter de sa crédibilité.

Avec l’aide appuyée de la banque Goldman Sachs, il a participé en 2000 au trucage des comptes de son pays, déjà en difficulté.    

Laminé de constater que tant de pyromanes ont plus que jamais le droit de cité afin de nous sauver,

Il y a de quoi faire fonctionner ses glandes lacrymales sans discontinuer quand on lit que la liste ne cesse de s’allonger.

 Les espagnols doivent être fous de bonheur en apprenant que leur nouveau ministre de l’économie est un ancien de Lehman Brothers.

Alors vous me direz, qu’en tant que français, cette kyrielle de choix discutables ne nous est pas directement préjudiciable.

C’est que je vous ai joué un tour pendable en ne vous parlant que maintenant de Philippe Wahl, récent patron de la Banque postale.

Dexia ayant fauté pour avoir accordé à l’excès des « prêts structurés » à forte toxicité aux collectivités, s’est retrouvée démantelée en octobre dernier.

La nouvelle entité, dont le nom n’est pas encore déterminé, prendra le relais et repartira sur des bases de gestion apaisée.

La Banque postale détiendra un tiers du capital obligeant les instances territoriales à traiter avec monsieur Wahl.

Le comique de la situation, qui va faire rire beaucoup d’élus avec modération, vient du fait que ce nom est déjà fort connu de part ses précédentes fonctions.

De 2007 à janvier 2011, ce directeur général d’une grande banque anglaise octroyait des prêts hautement pourris, aux mêmes, sans aucun malaise.

Posté par lionel manssens à 06:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
22 décembre 2011

Le partenariat public-privé dans le domaine de la santé met en lumière l’iniquité des coûts supportés.

En septembre dernier, après avoir ausculté les termes de ces contrats tant vantés,

La Cour des comptes a diagnostiqué que les cliniques privées mettaient beaucoup moins la main au porte-monnaie.

Quand il s’agit d’acheter des équipements lourds, utilisés par la communauté, l’hôpital public raque toujours en majorité.

Et lorsqu’on construit des pôles de santé mixtes, devinez qui est la principale pompe à fric ?

Exemple flagrant à Dinan où la clinique occupe l’espace à 80% en n’en finançant que 26 au demeurant.

Pour parfaire ce tableau noirci à l’envi, il y a un fait qui ne doit pas être omis.

Cette collaboration d’exception permet, en de nombreuses occasions, aux cliniques privées de s’accaparer les actes à haute rentabilité.

Posté par lionel manssens à 03:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
21 décembre 2011

Nous pauvres hères, n’ayant comme horizon salutaire qu’une obligatoire rigueur budgétaire,

Soyons heureux de voir que des notables peu scrupuleux s’en sortent mieux.

Si nous voulons parasiter la misère, les faits divers nous exhortent à mettre notre sens moral en jachère.

La députée-maire UMP de Puteaux, Joèlle Ceccaldi-Raynaud, a bien compris le topo.

Entre 1996 et 2009, cette proche de Sarko, déposa 4 millions d’euros dans des paradis fiscaux.

Continuer d’avoir un business prospère quand on est en indélicatesse avec son père parait toutefois plus précaire.

En effet, c’est cet octogénaire, mis en examen dans d’autres affaires, qui balança aux juges que tout ce pognon ne venait pas d’un héritage de grand-mère.

Le jour de la parution de ces exotiques informations, un employé communal de Puteaux acheta tous les  Canard enchaîné en rayon.

Dans le domaine des spécimens sans-gêne, pour qui l’appât du gain ne pose aucun dilemme, Bernard Tapie est un sacré phénomène.

Non content d’avoir obtenu 250 millions arbitrairement d’un Etat fort conciliant,

En 2010, avant de recevoir le gros lot, ce pro a créé une holding belge pour conserver l’intégralité du magot.

Eh oui ! Lorsqu’on place de l’argent dans une holding du plat pays, les impôts disparaissent en quasi-totalité comme par magie.

C’est un fait que ponctionner 70 millions de prélèvements français, sur une somme si amplement méritée, n’aurait fait qu’accabler un homme déjà meurtri dans son intégrité.

Posté par lionel manssens à 07:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
16 décembre 2011

Quand je repense à la prime dividendes, j’ai le porte-monnaie qui débande.

Baroin annonça 1000 euros par salarié à la condition de travailler dans une entreprise aux bénéfices affichés.

Le printemps passa et aucune révolution pécuniaire n’entama notre anémique pouvoir d’achat.

Moi qui ne suis avare que de mes pas, des exemples de patronale générosité me laissèrent pantois.

Ipsos, certainement après un sondage alambiqué, a estimé que 6 euros c’était bien assez.

Cinq jours de grève après, la direction a fini par lâcher 45 euros pour ses indignés.

En 2010, faisant 66 millions de bénéfices, concéder cette somme a dû être un supplice.

Surtout qu’avec 20 millions distribués à des actionnaires rassasiés, l’avarice ciblée semble un peu déplacée.

Les employés de chez Securitas peuvent, quant à eux, espérer entre 3,5 et 7,5 euros dans leur besace.

Sur 128 boîtes interrogées, le montant moyen de la soulte envisagée atteint des stratosphériques sommets.

Il est vrai que 200 euros, pour les petites mains des sociétés précitées, s’apparenterai à un rêve éveillé.

Posté par lionel manssens à 06:17 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
14 décembre 2011

Même si je suis sous narcotiques bon marché pour éviter de rétorquer à des gens qui lisent en diagonale mes papiers,

Une explication de textes s’impose si je veux empêcher qu’éclose dans mon système sanguin une overdose.

Ce blog a pour unique but de poétiser le fait tel qu’il est tout en prenant mon pied ou ma béquille d’éclopé.

Vous avez entièrement raison si vous pensez que mes opinions de trublion se rapproche plus de Mélenchon que d’une extrême droitisation.

Cependant, je vous le dis ici, sans ciller, ne pas être pour l’abolition de la propriété privée au profit d’une collectivité ou d’un Etat aveuglé et déconnecté de la réalité.

Car le « cancer de l’assistanat », honni par un Wauquiez existentiellement aux abois, ne peut être éradiqué sans exemplarité des élus, quels qu’ils soient.

En effet, c’est bien le premier d’entre eux, et non pas un RSAiste, même faussement nécessiteux, qui s’est fait construire un présidentiel avion avec 260 de nos millions.

Et encore lui qui, pour protéger ses déplacements ou la naissance de son enfant, est assisté de nos deniers afin d’assiéger une ville ou un quartier.

Ne croyez pas que mon mépris s’écrit uniquement envers la mégalomanie du président de mon pays et de son majoritaire parti.

Je voue aussi aux gémonies un candidat qui promet déjà sans être élu de parachuter son ex et ses faux amis.

Consterner de voir que si le président change,  l’assistanat va perdurer dans tous les cas sans que mon vote y change quoi que ce soit.

Mon idée est de m’imposer moi-même l’austérité en envoyant promener ce collectif de connards privilégiés pour donner mes impôts à des aidés que je connais.

Posté par lionel manssens à 07:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
08 décembre 2011

Savoir qu’oripeaux écolos et marchandages électoraux sont des fondamentaux pour le parti de Mme Duflot n’est pas pour moi une surprenante info.

Car il y a quelques semaines, dans mon habituel journal, j’ai découvert que, sous couvert de développement durable, des margoulins avaient des activités très rentables.

Connaissez-vous le business prolifique des petites centrales hydroélectriques qui permet à l’eau des rivières de devenir une ressource énergétique ?

Si vous séchez, un petit guide vient d’être édité avec les règles éthiques à respecter pour les néophytes voulant approfondir le sujet.

Seulement voilà, ce livre à été écrit par un syndicat, France hydro-électricité, où le vice-président a déjà été condamné huit fois.

Hugues Albanel, c’est son nom, est un acteur majeur de l’atteinte et du non respect de la réglementation.

Cet écrivaillon donneur de leçons possède 40 microcentrales lui rapportant chacune entre 50 et 100 000 euros de pognon.

Sachant que la police de l’eau, l’ONEMA, dresse par an à peine une quarantaine de procès verbaux,

Le fait ce que j’écris et pas ce que je fais d’un fraudeur méga profiteur  semble, pour le coup, grenello-déplacé

Je conseille à Cécile Duflot, qui veut remettre son parti à flot, d’investir dans l’eau.

Cà lui permettra de se faire un peu de maille afin d’éviter, la prochaine fois, de peu crédibles et difficiles épousailles.

Posté par lionel manssens à 16:29 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
07 décembre 2011

Pour être réélu sans ambages rien ne vaut l’enfumage électoral.

Ce constat médusé vient certes de ma boîte crânienne en pleine créativité,

Mais il reflète souvent la triste réalité des faits.

Si dans la démocratie de Sarkozy, on se contente en grande partie de manipuler le verbiage et l’information par le biais de sondages d’opinion,

D’autres dirigeants s’assoient sur l’avis des habitants de leur pays pour gouverner au gré de leurs envies.

Ainsi, en Russie, Vladimir et Dimitri s’arrogent le droit de conserver les rênes du pouvoir à vie.

En modifiant la Constitution à la première occasion, Medvedev prouva à Poutine qu’il était une marionnette d’exception.

Passer le mandat présidentiel de 4 à 6 ans permettra aux deux compères intransigeants de rester aux manettes encore un bout de temps.

Avec son parti Russie unie, Poutine verrouille ou zigouille les citoyens tentés par l’ouverture d’esprit.

Gare aux manants qui voudraient contester ce président permanent et omniscient, réglant ses problèmes gênants à bout portant,

Ils se retrouveraient, comme Anna Politkovskaïa, abattus de sang froid par un tueur rémunéré pour ça.

Car journaliste en Russie dénonçant la barbarie poutiniene en Tchétchénie est un statut courageux que l’on paye généralement de sa vie.

Aujourd’hui avec un pantin pro-russe docilement placé au plus haut sommet, l’assassinat de tchétchènes non avilis se fait en toute impunité.

Maradona, Papin, Kevin Costner et Shakira sont venus cette année à Grosny, sur demande d’un président tchétchène agitant le carnet de chèques de la démocratie.  

Posté par lionel manssens à 07:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


  1