Il y a vingt ans naissaient les premières intercommunalités, promettant un avenir radieux, moins dispendieux, au contribuable français.
Aujourd’hui, en lisant les totaux sur nos avis d’impôts locaux, beaucoup doivent se dire qu’ils ont encore été pris pour des idiots.
En 1992, on éleva sur le pavois ces groupements sensés faire un tabac.
13 ans après, la Cour des comptes avait déjà signalé que les 3/4 de ces entités coûtées nettement plus chères à la collectivité.
Les raisons de l’envolée des publics deniers, qui nous font raquer davantage chaque année, sont articulées par des chiffres qui viennent d’être publiés.
Entre 2000 et 2009, les dirigeants de ces structures, économiquement dans le vent, ont vu leurs émoluments augmentés de 279%.
Ainsi la création des communautés urbaines concorda avec la prolifération de nouvelles armées mexicaines.
La palme du pullulement de vice-présidents revient à celle de Rouen, qui en compte 45 et dont Laurent Fabius est le président.
Comment réaliser des économies substantielles quand on doit payer un minimum de 45x1800 euros brut mensuel ?
Naguère, en 1998, ils étaient 120 000 fonctionnaires pour devenir 233 000 alors que dix ans passèrent.
Inutile donc d’en rajouter en vous précisant qu’en matière de contrôle, ces communes fusionnées évoluent dans un brouillard épais propice à l’illégalité.
Je suis persuadé que si vous interrogez Guérini ou Carignon, ils vous diront que c’est le manque de clarté qui les a trompés.
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