02 février 2012

Dimanche dernier, l’hérétique hiératique tout en tics de l’Elysée faisait des moulinets langagiers pour empêcher l’oubli sondagier.


Après la biture verbale dominicale, j’ai compris que les prochaines bacchanales de Sarkozy sentaient le roussi.


Durant cette allocution mémorable, le dabiste principal a rappelé que le retour à une retraite au bout de 60 années était inimaginable.


Le chômage phénoménal n’est pourtant pas le seul problème notable pour que notre orateur rétropédale.


C’est grâce à une loi Fillon de 2003, négligemment encadrée, que de faux paysans ont perçu une retraite mal méritée.


La législation permit aux agriculteurs de faire valider leur noir labeur quand ils étaient jeunes travailleurs.


Une déclaration sur l’honneur et 2 témoins firent se multiplier comme un rien les propriétaires terriens.


Ce bout de papier, exempt de réels contrôles, faisait que caracole le rachat de trimestres agricoles.


Nombre d’instigateurs de cette fraude de grande ampleur avaient la Caisse nationale d’assurance-vieillesse pour employeur.


Les gredins octroyaient à de bons copains 70 trimestres en un tour de main.


Aujourd’hui les intrépides salariés, en bas de l’organigramme, constatent qu’ils n’ont pas été poursuivis de manière équitable.


En effet, les cadres mouillés ont vu leurs dossiers écartés ou bien moins vite transmis au parquet.


La direction de la CNAV, aux entournures un peu gênée, voulant certainement éviter la retraite anticipée pour laxisme caractérisé.

Posté par lionel manssens à 19:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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